
Episode #1069
Hey, tu as lu quoi ce week-end ? Trois polars à dévorer !
Aujourd'hui, cap sur le polar avec trois albums que j'ai dévoré cet été. Le premier s'intitule Dust to Dust de JG jones et Phil Bram chez Delcourt, un one shot qui nous emmène au fin fond des États-Unis pendant les grandes tempêtes des Dust Bowls dans les années 30. À cause d'une agriculture intensive et de sécheresses à répétition, la petite ville de New Hope est en train de se désertifier. Les familles déménagent les unes après les autres en espérant trouver ailleurs des cieux plus cléments. Et dans cette ambiance de fin du monde, un serial killer semble semer des cadavres dans les alentours. De quoi donner du fil à retordre au shérif Meadows, lui-même hanté par sa vie passée. Il aura heureusement l'aide d'une journaliste photo bien décidé à trouver un reportage qui la rendra célèbre. Le noir et blanc sepia est parfait pour une ambiance tout à faire suffoquante. Une très belle pioche. Autre pépite, Les Évadés d'Alcatraz , toujours chez Delcourt, de Christopher Cantwell et Tyler Crook. Ce jour là, ils sont trois à s'enfuir de la terrible prison, mais seulement deux à atteindre le rivage. On est en juin 1962 et en touchant terre, Clarence se demande si Frank n'a pas poussé son frère à l'eau pendant la traversée. Mais tant pis, ils doivent maintenant rejoindre leur planque et se lancer dans la suite de leur cavale. On a l'habitude des histoires d'évasion d'Alcatraz. Cet album est tiré d'une histoire vraie. En 1962, trois détenus se sont en effet fait la malle de la prison. Mais on ne les a jamais retrouvés. L'histoire officielle dit qu'ils se sont noyés. Mais il subsiste un doute dans lequel les deux auteurs de cet album se sont engouffrés pour une histoire sanglante et crédible. En tout cas passionnantes. On termine avec The Painted Crime , album de Stefano Martino chez Glénat. On connait bien l'auteur espagnol pour ses albums comme Nosferatus, Orcs et Gobelins ou bien encore La Geste des Chevaliers Dragons. Le voici de retour avec un polar dont il signe les dessins et le scénario. On y suit un ancien militaire qui en 1947 est devenu détective privé à Los Angeles. Entre deux affaires et les tableaux qu'il peint à ses heures perdues, il essaie d'honorer sa promesse, rendre la trompette d'un de ses soldats qui est malheureusement est décédé, à son frère. Mais surprise, celui-ci a disparu... Un mystère à résoudre pour notre homme. Là encore le noir et blanc fait merveille dans un Los Angeles qui nous semble tout droit sorti d'un vieux film hollywodien. Une vraie réussite pour un album bien sombre comme il faut. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.






